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 Une vie pas comme les autres

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Plume
Une Plume à l'envol

Une Plume à l'envol
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Date d'inscription : 06/03/2012

MessageSujet: Une vie pas comme les autres    Mer 25 Avr - 5:54

I. Le commencement de mon calvaire

    Je n’avais que 12ans à ce moment là, en premier année supérieure et j’étais la meilleure sportive de l’année, on pouvait même dire de l’école même. Courir, sauter, bouger, c’était mon truc et j’adorais faire du sport. Je faisais du basket, du vélo, de la natation, du judo ainsi que du karaté et aussi de l’équitation…je me diversifiais dans les sports, je faisais des concours et j’en gagnais assez pour être championne et faire des jaloux autour de moi mais peu m’importer, je faisais ce que j’aimais le plus au monde mais sans me douter que j’allais vite le regretter. Bien sûr, ce que je préférais rester l’équitation et je faisais comme discipline : le dressage, western et de l’éthologie. J’étais propriétaire d’un magnifique frison de 3ans se nommant Emperior qui mesurait presque 1m70, il avait un potentiel inestimable que j’allais tout faire pour bien l’utiliser et le faire monter au sommet. J’avais beaucoup de projet pour mon avenir, je voulais devenir une cavalière professionnelle dans le dressage ainsi que dans la monte western, je rêvais de m’acheter un paint horse pour faire cela avec lui mais bien sûr, il fallut que mon destin soit modifié sans possibilité de retour.

    C’était un jour d’été et j’étais auprès d’Emperior pour m’occuper de lui, le manège se trouvait à même pas 10minutes de chez moi ce qui me facilité la tâche pour aller le voir et comme je n’avais eu aucun soucis pour réussir mon année, je passais 2mois de vacances tranquille sans problème. C’était un grand manège spacieux mais accessible à tout le monde ce qui m’avait permis de mettre mon cheval à cet endroit et j’étais contente car il était très bien mis, les autres cavaliers ainsi que les patrons étaient gentil et agréable, je parlais avec tout le monde et j’apprenais chaque jour quelque chose grâce à eux. A un moment, pendant que je pansais Emperior, je reçus un appel de mon père, pour vous dire, c’était à lui que je devais tout, à lui que je devais la vie que j’avais car c’était un célèbre homme d’affaire qui gagnait bien sa vie et il gâtait beaucoup trop ses enfants. Ah oui, je vous l’ai pas dit mais j’ai un grand frère de 14ans qui, lui, est accro à l’ordinateur, tout le temps entre 4murs à chipoter à ce bidule informatique dont je ne comprenais rien mais comme moi mon truc était le sport, lui c’était l’ordinateur donc même si ça m’emmerdait de le voir tout le temps à la maison, je respectais son choix. Pour revenir à mon père, il m’appela pour me dire que je devais revenir chez moi et que j’avais de la visite…le son de sa voix était étrange, il avait un ton triste et en colère à la fois. Sur le coup, je n’ai pas rouspéter, habituellement quand on me dérange quand je m’occupe d’Emperior, je l’envoie gentiment balader jusqu’à ce que j’ai fini avec mon beau cheval noir mais ici, je ne disais rien. Je remis vite Emperior au pré en demandant si cela ne dérangeait au patron de le rentrer au soir ce qu’il n’a pas refusé et je courus jusque chez moi. 5minutes plus tard, j’arrivais chez moi, une voiture de militaire était garée devant ma maison ou plutôt devant ma villa…je ne pris pas la peine de trop réfléchir et j’ouvris la porte pour voir mon père assis autour de la table du salon avec les deux militaires devant lui qui tournèrent la tête vers moi. Mon père m’invita à venir m’asseoir près de lui d’un geste de main sur la chaise, tout était silencieux, on n’entendait même pas une mouche volait et c’est à ce moment que j’ais alors eue un mauvais pressentiment.

    - Je vais boire un verre d’eau et j’arrive….disais-je calmement
    - Ne tarde pas trop, on va avoir une longue discussion après, disait mon père d’un ton calme

    Les deux hommes restèrent toujours silencieux et me fixaient de leurs yeux allant chercher mon verre d’eau et venir m’asseoir près de mon père pour les regarder curieusement et seulement quand je fus assis qu’ils prirent la parole.

    - Mlle Dessmans, permettez moi de me présenter, je suis le Général Artoc et voici mon sergent Durtoi. Nous sommes à la recherche de jeune gens pour vous pour faire un test sans risque, ce test est juste opté sur le sport et comme vous êtes la meilleure de votre école, nous sommes venus vous voir.
    - Niveau sport, je ne dirais pas que je suis la meilleure mais j’aime bien entretenir mon corps disons.
    - Ne soyez pas modeste Mademoiselle, nous savons que vous avez les meilleures notes en gym et que vous faites 6 sports différents dont 2 sports de combat.

    Je regardais mon père qui baissé la tête comme triste, je ne savais pas ce que je devais dire, voyant mon père qui était si bavard et tout se taire, j’avais peur de dire des mots que je risquais de regretter donc je ne répondis pas à ces mots, j’attendais qu’il continue.

    - Pour en venir au fait, nous sommes venus pour vous engager dans une formation de jeunes personnes comme vous.
    - Une formation ? Je ne suis qu’en première année de supérieur, toujours à l’école. Je ne pense pas que faire une formation à mon âge est fort utile.
    - C’est ce qu’on dit tout les autres mais, vous irez toujours à l’école, c’est juste qu’on prendra vos heures de temps libres pour faire cette formation.
    - Ah là, ça n’ira pas du tout. J’ai des championnats le mois qui arrive et j’ai aussi un cheval à m’occuper ainsi que mes chiens, mes chèvres, mon bouc et mes moutons, partir de chez moi n’est pas possible.
    - Votre père est là pour s’occuper de vos animaux, a rétorqué le sergent

    Je lui lançai un drôle de regard mais il n’était sûrement pas au courant mais quand je voulus parler, je fus coupé avant même qu’un son sorte de ma bouche

    - Je ne m’occupe pas des animaux, j’en suis extrêmement allergique, je peux vous montrer la fiche du médecin le prouvant si vous ne me croyez pas. Disait mon père d’une voix forte et déterminé.

    Les hommes militaires se turent un moment comme pour réfléchir, de toute façon, je n’allais pas abandonner ni mes animaux ni mon père, il n’avait que moi maintenant depuis que notre mère est morte d’un cancer et je ne voulais pas le laisser tout seul car je savais que ça lui briserait le cœur de perdre sa fille même si mon frère était toujours là, ce n’était pas le même. Je m’entendais super bien avec mon père et toujours là quand il avait besoin de moi, je faisais tout pour le rendre fier, pour le voir sourire.

    - Nous pouvons prendre vos animaux chez nous pour que vous puissiez vous en occupez en même temps que suivre cette formation.
    - Vous plaisantez, vous n’arriverez jamais à prendre tout mes animaux chez vous…il faudrait alors que vous ayez au moins 50ha.

    Et je ne mentais pas parce que mes animaux étaient dispersés à gauche et à droite mais en faisant le total, j’en avais des centaines que j’allais voir presque tout les jours, j’avais un emploi du temps très chargé et même si j’avais peu de temps pour sortir entre amis, aller au cinéma et ben cela ne me dérangeait pas car c’était la vie que j’avais choisie.

    - Nous pouvons avoir autant de place que nécessaire pour vous et vos animaux.
    - Vous pouvez me proposer tout ce que vous voulez, ma réponse sera toujours la même, je ne quitterais ni mes animaux ni mon frère et encore moins mon père. Disais-je avec une voix déterminé pour qu’il comprenne bien que j’avais fait mon choix.

    Mon père se leva soudainement et me prit par le bras

    - Laissez nous quelques minutes…
    Il m’emmena dans la cuisine, fermant la porte pour pas que les militaires nous entendent.

    - Je ne partirais pas avec eux papa, tu pourras me dire tout ce que tu voudras, mon choix est fait !
    - Je sais ma fille, je n’ai pas non plus envie que tu partes, mon cœur.

    Je le regardais étonné, j’avais cru qu’il m’aurait emmené dans la cuisine pour me convaincre mais si ce n’est pas pour ça, j’avais du mal à comprendre

    - Pourquoi m’as-tu amené à la cuisine alors. ?
    - Même si l’idée que tu partes faire cette « formation » m’ennuie fortement et je sais aussi que cela t’ennuiera aussi car ça prendra tout ton temps et tu auras beaucoup moins de temps pour Emperior et tes autres animaux mais, tu dois y aller quand même
    - Papa, je peux pas partir, pourquoi devrais-je partir avec eux. ? leur formation n’est pas aussi importante, je dois continuer à aller à l’école, m’occuper de mes animaux…tu es allergique et Benjy n’ira pas s’en occuper…

    Son regard se tournait vers la porte, il se baissa un peu plus vers moi et parlant doucement à la limite du chuchotement, il me disait une chose qui me fit frissonner

    - Même si je suis riche, que je peux t’offrir tout ce que tu rêves, ce qu’il me demande de faire m’est impossible. Si tu n’y vas pas, je deviendrais pauvre, tu comprends ce que je veux dire. Tu es obligée d’y aller sinon je devrais payer une somme astronomique si tu refuses et je devrais donner Emperior, tes animaux, tout…et je sais que ce n’est pas ce que tu veux donc je te demande, sacrifie toi pour eux, je trouverais quelqu’un pour s’occuper des animaux pendant ton absence ainsi quand tu reviendras, ils seront toujours là et ils t’attendront.

    Il me fallut quelques secondes pour me reprendre un peu et accepter ce qu’il disait, pour faire en sorte que mon père devienne pauvre, ça devait être une somme dans les milliards, c’était affolant quand même.

    - …euh…d’accord. Mais je prendrais quand même Emperior avec moi.
    - Je te le déconseille, ma chérie…si tu veux qu’il soit en sécurité et bien mis, je te conseille de le laisser où il est…je trouverais quelqu’un pour le prendre en demi-pension pendant ta formation.
    - Tu as raison…

    Après cela, on retournait près des militaires, je les regardais tristement, je comprenais maintenant le ton de la voix de mon père, ces militaires étaient des salauds.

    - Alors, vous avez changé d’avis. ? Demanda le général
    - Oui, j’accepte votre offre à une condition….disais-je
    - Laquelle ? entama le sergent
    - Que vous me laissez au moins un jour pour venir voir ma famille et mes animaux.
    - C’est impossible, disait le général, tout ce qu’on peut faire, c’est faire une place pour vos animaux pour que vous les voyiez autant de fois que vous le voulez mais vous ne pourrez pas sortir du camp pendant cette formation.
    - Je n’emmènerais pas mes animaux avec moi, je ne sais pas dans quel état se trouve l’endroit où ils seront et j’aime qu’il soit dans un lieu impeccable donc je préfère les laisser là où ils sont mais cela ne me convient pas car personne ne pourra s’en occuper.
    - Si vous ne les emmenez pas alors ce n’est pas notre problème, on vous offre une solution à ce problème, si vous ne l’acceptez pas alors à vous de trouvez une autre solution, mademoiselle.
    - Vous en avez du culot, vous !

    Son regard changea rapidement à mes paroles, cela n’avait pas l’air de lui plaire et peu importait, j’étais sur les nerfs de savoir qu’ils ne faisaient que ce qui les arrangeait.

    - Alors laisser moi au moins quelques jours avant de faire votre formation…
    - Ne vous en faites pas, cela été prévu. Nous viendrons vous chercher dans 2jours.

    Sur ces paroles, le général se leva suivi de son sergent, ils nous saluèrent et s’en allèrent assez rapidement, satisfait. Moi, j’étais au contraire énervé, je me suis même surpris à taper sur la porte de toute mes forces que j’en ai eu mal à mes articulations, je lançais un regard à mon père qui était triste, j’avais l’impression qu’il croyait ne plus me revoir.

    - T’inquiète pas papa, tu sais que je suis la meilleure, leur formation ne me fait pas peur. Je vais la réussir rapidement pour revenir aussi vite que je suis partie.

    J’ai réussi à lui retirer un sourire qui est vite parti et il s’asseyait lourdement sur son siège en soupirant, il mit ses mains sur sa tête comme pour la soutenir mais plutôt pour cacher les larmes qui coulaient le long de ses joues. Je n’osais pas aller vers lui alors je décidais de sortir de chez moi et d’aller voir Emperior, c’était lui qui me consolait quand quelque chose n’allait pas et ici, j’en avais vraiment besoin de sa compagnie. J’étais dans son box, enlaçant son encolure, je me laissais emporter par la tristesse, tuant mes larmes dans ses longs crins noirs. Soudain, Mat vint devant le box, c’était un autre cavalier du manège, je m’entendais très bien avec lui, c’était un super ami et niveau sport collectif, à deux, on était les meilleurs.

    - Ils sont aussi venus chez toi
    - Général Artoc et Sergent Durtoi ? disais-je après avoir séchée mes larmes
    - Oui, ces deux là.
    - Toi aussi, tu as dit oui. ?
    - Bah, on n’a pas trop le choix pour nos parents.
    - Oui, t’as raison..disais-je sans conviction.

    Le silence régnait par la suite, je voyais par son regard sa tristesse de savoir qu’il allait devoir tout abandonner, il avait aussi un magnifique cheval pur race espagnol très doué en dressage et en voltige aussi, il avait déjà été aux compétitions ethias ce qui est très recommandé et il avait à peine 2ans de plus que moi.

    - Pour Orkis, tu vas faire comment. ?
    - Ils m’ont proposés de le prendre au camp mais j’ai refusé pour son bien être, je suis sûr que ça doit être merdique la bas donc je préfère le laisser ici, mon père va chercher quelqu’un pour le prendre en demi-pension mais je pense que Sabrina ne dirait pas non. Et toi. ?
    - Pareil sauf que…
    - Tu dois chercher quelqu’un pour tous tes autres animaux, disait max en me coupant la parole
    - Oui, effectivement…mais je m’inquiète surtout pour Emperior, il est encore jeune et j’ai peur qu’on lui apprenne des choses que j’aurais voulu éviter.
    - Tu n’as qu’à faire une liste de choses que tu ne veux pas qu’on lui apprenne à faire, des choses à surtout éviter, ou des choses à lui apprendre pour ton retour enfin une liste quoi. Moi, j’ai de la chance enfin si Sabrina est d’accord, elle sait déjà ce qu’elle peut ou ne peut pas faire avec Orkis.
    Notre discussion à deux fut stoppé par l’arrivé de Patrick, le propriétaire du manège.

    - Excusez-moi, les enfants, mais j’ai entendu votre discussion. Maëlle, tu comptes mettre Emperior en demi-pension, c’est ça. ?
    - Oui, je dois m’absenter pendant une durée indéterminée pour suivre une formation obligatoire et ça commence dans 2jours.
    - Ben écoute, j’aime beaucoup ton cheval et je sais qu’il a du potentiel et qu’en te connaissant, tu dois avoir peur de la personne qui le prendrait en demi-pension mais je peux me proposer pour le prendre en demi pension et m’en occuper…
    - C’est vrai ? vous voudriez bien prendre Emperior en demi-pension mais je ne veux pas que vous le prenez pour me faire plaisir, vous savez.
    - Non, reprit-il, je le prendrais en demi-pension par plaisir…ton cheval a du potentiel qu’il faut bien utiliser et ce n’est pas un cheval à donner à n’importe qui tu dois bien t’en douter surtout que tu vas devoir trouver quelqu’un dans un temps très limité, en 2jours, tu ne trouveras personne à la hauteur juste quelqu’un de dernière minutes. Pour être franc, je sais que Monica aimerait avoir Emperior en demi-pension, elle m’en a déjà parlé.
    - Ah non, pas elle…elle ne sait même pas bridait un cheval et encore moins faire ses pieds…
    - Oui, mais si tu ne trouves personne, faudra bien que tu te retournes vers quelqu’un, n’est ce pas ?
    - Je préfère vous le laisser en demi-pension alors
    - Je suis d’accord avec toi et j’ai débourré bon nombre de chevaux dans ma vie et fait des cracks avant mon accident. Ce qu’on doit faire maintenant, c’est faire un contrat de demi-pension et comme l’a dit mat, si tu as des choses que tu ne veux pas qu’Emperior connaisse ou que je fasse avec, tu peux l’inscrire dans le contrat sans problème…cela doit être fait dans les bonnes et du forme.
    - Ben je n’ai pas encore réfléchi au point à ne pas faire avec lui en fait.
    - Je te laisse réfléchir là-dessus alors et si tu veux, m’y connaissant un peu plus la dessus, je peux m’occuper du contrat que tu feras relire par ton père vu qu’il s’y connait aussi en contrat, il pourra vérifier qu’il est fait dans les règles.
    - Je suis tout à fait d’accord, lui disais-je ravie, je reviendrais demain avec la liste si j’en ai une et avec mon père pour qu’il lise le contrat.
    - Ok, il sera fait dans l’après midi, bon je te laisse, j’ai une leçon à donner. Bonne soirée les enfants.
    - Au revoir, Patrick. Avons-nous dit en chœur mat et moi.
    - Ah ben, tout s’arrange pour toi Maëlle, disait mat content pour moi
    - Oui, j’ai trouvé quelqu’un de confiance pour le prendre en demi-pension.

    Et c’est là que Monica arrivait en trompe vers moi toute souriante et contente, je ne comprenais pas trop jusqu’au moment où Mat me disait à l’oreille que Sabrina avait du lui dire qu’il cherchait une demi-pension et elle avait peut-être du penser que moi aussi vu qu’on était toujours ensemble…c’était un peu étrange mais oui, mat et moi, on faisait tout ensemble, ballade, concours, travail à pied, etc. La seule différence, c’est qu’on n’était pas dans la même école et je trouvais cela dommage mais on avait une vue sur l’avenir différente, lui voulait faire mécanicien-pompier et moi cavalière professionnelle donc d’office, on n’était pas dans la même école.

    - Hé, Maëlle, on m’a dit que tu serais peut-être à la recherche de quelqu’un pour prendre Emperior en demi-pension, tu sais que….
    - Non, lui disais-je en lui coupant la parole, je ne cherche plus personne. J’étais effectivement à la recherche mais j’ai déjà trouvé quelqu’un donc ta proposition n’est pas nécessaire.
    - T’es sûr car je m’occuperais bien de ton cheval, il est super beau.
    - Trouver un cheval beau ne suffit pas pour le prendre en demi-pension…faut savoir monter et s’en occuper avant ce qui n’est pas ton cas. Lui disais-je froidement, on ne s’est jamais entendu et il faut que tu entendes que je cherche une demi-pension pour venir faire la faux-cul près de moi. Et même si je cherchais encore, tu ne serais pas dans la liste que je contacterais pour prendre Emperior.

    Elle me lançait un regard méchant, je l’avais vexée et d’un côté, j’en souriais et mat, lui, tentait de se retenir de rire tellement que la situation était marrante à son goût. Elle se retourna et partit au trot sans rien dire de plus, j’avais une chose à rajouter dans ma liste : interdire Monica de monter, de caresser voir même de s’approcher d’Emperior et je demanderais à mon père de bien vérifier ce point car elle serait prête à tout pour se venger et j’espère revenir vite de cette formation pour vérifier qu’elle ne lui a rien fait. Bref, la journée était finie et je rentrais chez moi après avoir dit au revoir à Mat

    - Allez, à dans 2jours pour cette formation. Disait-il en me saluant de la main

    Arrivé chez moi, je préparais à manger pour mon père, mon frère et moi, j’allais faire simple, pâtes au jambon-fromage ce qu’adorait mon frère. Le souper fut très silencieux, je n’osais pas regarder mon père qui était encore triste de la nouvelle, il ne restait plus que demain pour être avec lui, après il viendrait me chercher pour partir faire cette formation.

    - Hé vous avez entendu la nouvelle, à ce qu’y paraît les militaires prennent les élèves les plus sportives ayant 12ans pour suivre une formation…ça doit être chouette…

    Mon frère n’était pas au courant, mais cette formation n’était pas chouette, elle était nulle…

    - Tu ne sais rien de cette « formation » Benjy, alors tais toi s’il te plaît.
    - Tais-toi toi-même, petite sœur, tu sais même pas de quoi tu parles toi aussi
    - Détrompe-toi, ces militaires, comme tu dis, sont passés à la maison pendant que t’étais absorbé par tes jeux idiots sur le pc.
    - Ben ils sont bêtes, je n’ai pas 12ans donc ils ont du partir vite

    Tout devait toujours tourner autour de lui, il oublié qu’il avait une petite sœur de 12ans très sportive

    - Qui te dis qu’il venait pour toi, il cherche quelqu’un de sportif pas quelqu’un qui passe ses journées assis sur une chaise à travailler ses doigts sur un clavier.

    Et c’est à ce moment là qu’il comprit qui était concerné, il jeta un regard à notre père qui ne disait rien et mangeait en silence en regardant la télé mais son regard était vide, il pensait à autre chose.

    - Ben et alors, tu vas suivre une formation auprès des militaires gratuitement, tu dois être content, non ?
    - Ah oui, et qui c’est qui va s’occuper des animaux, d’Emperior pendant mon absence, dis moi. ? En tout cas, ce ne sera pas toi.
    - Tu les revends ainsi on en est débarrassé
    - On va vendre ton pc alors, toute façon, il sert juste à te faire prendre du poids. Disais-je fortement
    - Taisez vous les enfants, ce n’est pas le moment pour se disputer et Maëlle, je t’ai déjà dit de te taire sur ce point.

    C’est vrai que dire que mon frère est gros est un point à éviter car il déteste qu’on lui dise et il fait alors une crise mais ici, je me tus direct pour ne pas empirer les choses car même si j’aimais mon frère, le voir grossir m’énervait et ça me mettait en colère quand il disait qu’on devait vendre mes animaux…moi je ne rouspète pas sur sa passion informatique mais lui, il peut me critiquer sur la mienne, il se prend pour qui franchement. Après le dîner, mon frère s’occupait de la vaisselle en râlant comme d’habitude car ça l’empêchait d’aller sur son ordinateur et ça lui faisait perdre son temps mais c’était comme ça qu’on vivait, l’un faisait la cuisine, l’autre la vaisselle et comme il ne savait pas cuisiner ben il faisait d’office la vaisselle. Je ne tardais pas à aller dans mon lit, je n’avais envie de rien faire ce soir, juste d’aller me coucher et de penser à rien surtout pas à cette formation enfin d’un côté, je serais avec mat donc pas toute seule.
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Plume
Une Plume à l'envol

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MessageSujet: Re: Une vie pas comme les autres    Ven 4 Mai - 0:15

    Une autre façon de commencer l'histoire

    Un bruit assourdissant résonnait soudainement dans la chambre, une chambre aux murs vert d’un côté et vert clair de l’autre, une chambre où tout montrait la passion du cheval : il y avait des statuettes petites et grandes, des posters collés sur les murs, des trophées de concours et surtout la photo d’un certain cheval, on pouvait voir que c’était un Frison de grande taille et très imposant, son regard était doux et attachant à la fois. Les draps bougèrent rapidement et une main sortit comme un éclair pour éteindre ce réveil qui annonçait qu’il était trois heure du matin, dans un dernier tournant dans les draps, une jeune demoiselle se releva, c’était moi. A peine assis dans mon lit que je n’avais qu’une envie me recoucher aussi vite, j’étais fatiguée et j’avais vraiment la tête ailleurs. Je me mis quand même debout sur mes jambes pour pouvoir m’étirer de tout mon long et par la suite me diriger vers la salle de bain, tout en frottant mes yeux pour me réveiller un peu. J’avais vraiment une tête à faire peur, j’étais encore trop endormi pour me voir dans le miroir, je voyais assez flou, il fallut que je m’asperge le visage d’eau pour voir la tête que j’avais, ms cheveux en pétard, des petits yeux et une tête de quelqu’un qui avait trop fait la fête la veille, ce qui était pas le cas malgré le fait d’avoir été dormir à 23h30. C’était ma tête de tous les matins car j’avais toujours du mal à me lever aussi tôt, je n’avais pas encore pris l’habitude et pourtant, je me le devais. Se coucher tard pour se lever tôt, c’était vraiment pas mon truc, on me tuait à la tâche ici et cela en devenait fort éprouvant. La veille, on m’avait prévenu qu’on changeait de moniteur et que c’était un nouveau qui nous prendrait, cela fait, je ne sais pas le quantième qui vient reprendre le rôle du précédent et j’avais l’impression de faire la même chose tous les jours.

    Après m’être bien réveillé et habillé de ma tenue quotidienne, je descendais les escaliers pour me rendre dans la partie inférieur où tout les autres habitants de cet établissements s’y trouvait déjà, ils me saluèrent tous de la main que je leur rendis aussi par politesse et aussi parce qu’on se côtoyé tous les matins, toute la journée et tous les soirs donc fallait bien s’entendre entre nous. Je m’asseyais à ma place habituelle, on avait tous pris nos habitudes assez rapidement et ainsi, pas de disputes et tout le monde s’y retrouve, mon regard se posait rapidement sur mon collègue d’en face, un jeune homme aux chevaux rasées, une cicatrice sur la joue droite à cause d’une bagarre il y a quelques jours ainsi qu’un sacré œil au beurre noir à gauche, c’était assez impressionnants mais ce n’était pas lui le fautif, c’était juste la victime.

    - Alors Maëlle, t’as bien dormi, me disait-il calmement
    - Très bien, Mickaël, et toi ? ça va mieux ton œil ?
    - Ah ça va, ça se dégonfle petit à petit, j’ai juste encore mal quand j’y touche mai sinon je ne sens rien.
    - Ah ben, c’est déjà un bon début. Tu sais ce qui est arrivé à l’autre ? lui demandais-je par curiosité
    - Ah ce que j’ai entendu, il est au trou pour une semaine et bien fait pour lui.
    - Je comprends mais cet endroit n’est pas celui où on voudrait se trouver surtout à une période pareil
    - Je sais, je sais…Disait-il avec un fond de remords dans sa voix.

    Le silence revint rapidement et l’autre jeune femme portant le nom de Maria nous apportait tout ce qu’il fallait pour prendre un bon petit-déjeuner. Elle s’asseyait à sa place et ce fut le signal de départ que le déjeuner pouvait commencer, on n’était pas du genre à manger tant que tout le monde n’était pas à table car aujourd’hui, on allait tous subir la même journée, les mêmes efforts et on avait tous pris la décision de rester solidaires les uns envers les autres. En regardant chacun d’entre eux mangés, à chaque fois, je me posais ces questions : comment en est-on arrivés là ? Qu’avions nous fait pour mériter cela ?

    Et quand je décidais de m’en rappeler, c’était toujours la même chose.


    C’était un jour d’été, le soleil était haut dans le ciel et c’était le moment où j’allai voir mon cheval Emperior, un frison à la carrure impressionnantes, à peine était-il âgé de 4ans qu’il avait déjà gagnés des concours de dressage en finissant plusieurs fois premier. Ce cheval avait du potentiel et donc j’avais décidé de passer mes temps libre à l’entraîner pour le faire devenir plus fort et plus talentueux, je voulais qu’il devienne un champion et il le pouvait, il le savait. Mais au moment où j’allais ouvrir la porte pour me diriger vers le manège non loin de chez moi, la sonnette de ma maison sonna me signalant que quelqu’un se trouvait de l’autre côté de la porte. J’ouvris rapidement la porte vu que j’étais déjà prête à partir et devant moi se trouvait deux militaires qui m’observait avec de grand yeux de bas en haut.
    - Bonjour, nous venons pour parler avec Maëlle Maugroiso, disait le premier militaire avec plus d’étoile que le deuxième.
    - C’est moi, que puis-je faire pour vous. Disais-je calmement sans avoir ce qu’il me voulait.
    - Pouvons-nous entrer, mademoiselle ?
    - Bien sûr, disais-je après un moment de réflexion
    J’avais comme un mauvais pressentiment à ce moment là et j’aurais du l’écouter et les foutre dehors aussi vite qu’ils étaient entrés mais comme on dit souvent, on ne sait pas prévoir l’avenir. Mon père ne tardait pas à descendre pour voir qui avait sonné à la porte, quand il aperçu les militaires, j’avais vu un regard étonné, ce n’est pas tous les jours qu’on recevait les militaires chez soi. Il les invita à aller dans le salon pour discuter calmement, chacun prit place et le premier militaire prit la parole.
    - Je suis le colonel Darmis et voici mon sergent Cartelar. Nous sommes ici en vue de proposer à votre fille une formation à notre camp d’entraînement se trouvant au centre du pays.
    Au centre du pays, c’était un endroit qui était à plus de 1000km de chez moi.

    [Suite…..]


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