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 Last melody

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lastmelody
Jeune lecteur


Messages : 5
Date d'inscription : 14/08/2012

MessageSujet: Last melody   Jeu 23 Aoû - 14:57

Le soleil disparaissait lentement tandis que mon corps se refroidissait. Je fermai les yeux et me repassa en boucle ces dernières vingt-quatre heures. Je dus me mordiller violemment les lèvres pour ne pas éclater en sanglots : la douleur était si forte que j’avais l’impression que mon cœur se déchirait.
La chute de mon suicide fut brutale même si je ne ressentis pas la violence du choc. J’ai voulu mourir et désormais la mort était là, je pouvais presque fleurer la noirceur de son obscurité.
Au fond de moi, je savais que Dieu me puniraient pour ce sacrilège et que le Diable se réjouirait de ma perte, ma faiblesse.
Quelque chose se brisa en moi et mes sens s’éteignirent…

« La vie est une épreuve avant le paradis » Priscillia Kaci.



Dernière édition par lastmelody le Sam 23 Mar - 6:47, édité 2 fois
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Alexandra
Jeune lecteur
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Messages : 45
Date d'inscription : 04/03/2012
Age : 25

MessageSujet: Re: Last melody   Mar 4 Sep - 2:29

La pauvre! Elle est mal embarquée avec un gars pareil Very Happy

Vivement la suite Smile
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lastmelody
Jeune lecteur


Messages : 5
Date d'inscription : 14/08/2012

MessageSujet: Re: Last melody   Mar 4 Sep - 6:09

Merci. Sa fait plaisir de savoir que ça plaît.
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lastmelody
Jeune lecteur


Messages : 5
Date d'inscription : 14/08/2012

MessageSujet: Chapitre 1 partie 1   Sam 23 Mar - 6:50

Première rencontre :
Une fin n’est qu’un autre commenceme
nt…

« Enzo, elle est la seule qui me maintient en vie, mon âme se fracasse loin de sa sœur, les battements de mon cœur se font rare. Chaque jour, je meurs un peu plus. Je veux tellement me tuer que si ma vie m’appartenait, je ne serais déjà plus de ce monde. Sans elle, je veux mourir. Je ne veux qu’elle… »

Une douce ballade. Voilà ce que j’entendis en premier. Mes yeux s’ouvrirent et tombèrent sur une jeune fille angoissée : mon reflet. Un immense miroir était suspendu au plafond juste au-dessus d’un gigantesque lit. Mes yeux noirs portaient encore des traces de pleurs. J’avais une mine affreuse et surtout très pâle.
Mon pull en cachemire blanc brillait presque dans cette obscurité. Je devais aller...mon cerveau se bloqua. Je n'arrivais plus à me rappeler de ce que j'avais fait la veille, ni avant-hier d'ailleurs.
La panique commença à me gagner : je ne me trouvais pas chez moi. Je tentai vainement de me souvenir de ce qui s’était passé mais j’en fus incapable. Une horrible migraine me saisit et me fit grimacer, la douleur était trop insupportable. Je préférai attendre en me disant que mon cerveau avait sûrement subi un choc et que les souvenirs de ces dernières quarante-huit heures me reviendront bientôt.
Mon cœur battait si fort que je crus qu’il allait exploser. Malgré mon absence de souvenirs, quelque chose au fond de moi m’inquiétait. J’avais l’impression qu’un évènement affreux avait eue lieu et mon ressentiment augmentait au fur et à mesure que les minutes passaient.
L’ambiance de la pièce ne fit qu’accroître ma peur. La chambre n’était pas très éclairée malgré la multitude de lampes. Le noir était la seul couleur présente dans la pièce, elle n’était pas très décorée et ne possédait qu’un mobilier fonctionnel qui était néanmoins très luxueux.
Je me redressai et m’assis alors que la ballade qui m’avait réveillé s’accélérait. Une voix masculine chantait : « My last melody… ». Je me laissai bercer par la douceur de chanson tout en essayant de me calmer. J’y arrivai presque lorsque j’entendis une autre voix masculine m’apostropher avec une hostilité qui me fit sursauter :
- Décampe de mon lit, ma chambre n’est pas un refuge pour roturières !
Il se trouvait à ma droite et boutonnait sa chemise noire. Son visage aux traits délicats m’hypnotisa et ses yeux me scrutèrent sans aucune pitié. Il m’ordonna de nouveau de quitter son lit mais j’étais paralysée et ne pouvais plus bouger. Une moue de mécontentement se dessina sur ses fines lèvres avant qu’il ne soupire d’agacement. Nous faisions la même taille mais il semblait être plus âgé que moi. A première vue, je lui aurais donnée presque la vingtaine. La fermeté de sa voix lorsqu’il me traita de stupide arriviste me fit frissonner et quand je croisai son regard, ce fut comme s’il lisait en moi.
Mon corps agit instinctivement et quitta le lit avec des mouvements gauche et vifs. Mes cheveux bruns qui étaient jusque-là attachés en un chignon tombèrent en cascade sur mes épaules. Une crainte me saisit alors que mon cœur battait à une allure tellement rapide que ça me faisait mal.
- Qui es-tu ? murmurai-je d’une voix à peine audible.
Il me tourna le dos, pensif. Je crus, le temps d’une seconde, qu’il allait m’expliquer ce que je faisais dans sa chambre.
- Je ne t’ai jamais autorisé à me tutoyer ! De plus, c’est moi qui pose les questions, pourquoi étais-tu dans mon lit lorsque je suis rentré ?
J’en restai bouche bée. Je n’avais jamais vu un être aussi désagréable et méprisant. Habituellement, un beau jeune homme me laissait dans une grande admiration alors que là, sa beauté me terrifiait.
- Je ne sais pas ce que je fais dans ta chambre ! Je ne devrais pas être ici, je devrais être…, je ne me rappelle plus de ce qui m’est arrivé mais je ne devrais pas être ici. Qui es-tu ?
Je reculai prudemment vers la plus grande porte tout en surveillant l’inconnu. La situation ne me plaisait pas du tout, elle commençait même à m’effrayer. Apparaître ainsi dans la chambre d’un inconnu, être traité avec une telle vulgarité et ne rien savoir sur ma présence ici me faisaient peur.
Je saisis la poignée et tentai de l’ouvrir. Je la tirai de toutes mes forces mais celle-ci était verrouillée. Mon cœur battait la chamade alors que l’adrénaline envahissait mon sang. La situation m’échappait.
Je me tournai alors vers lui, il leva ses yeux gris métalliques vers moi. Son regard dispersa mes pensées et m’empêcha de réfléchir correctement. Ses yeux étaient bizarres, je me demandai de qui pouvait-il bien tenir une pareille couleur. Un étrange pensée traversa mon esprit et me dit que la particularité de ce gris lui venait de son grand-père.
Je détournai mon regard de lui. J’étais sûre et certaine de ne pas le connaître, ce jeune homme faisait partie de ceux qu’on ne pouvait oublier. Si je l’avais croisé, je n’en souviendrais. Mais alors comment se faisait-il que je savais toutes ces choses sur lui ?
Le temps à l’extérieur était orageux avec des rafales de vents qui sifflaient bruyamment. J’entendais les vagues se briser sur ce que je crus être la coque d’un bateau.
- Ouvre cette porte ! Je veux m’en aller !
Pour toute réponse, il revint vers son lit en m’ignorant. Il prit un cardigan gris et l’enfila par-dessus la chemise blanche qu’il portait déjà tout en me surveillant. Il me fixa quelques secondes puis ordonna en prenant un téléphone posé sur la commode près de la seule fenêtre de la pièce :
- Ricky, dis à Enzo que je dois lui parler !
- À tes ordres, répondit une voix masculine.
Je baissai les yeux vers le portable qui se trouvait à mes côtés. Il me fallut quelques secondes pour refermer ma bouche qui était restée béate et la rouvrir pour crier :
- Ton téléphone parle ?
- Je ne suis pas un portable, grogna l’appareil dont le timbre de voix avait changé, je suis une intelligence artificielle.
Je n’en revenais pas. Ce mobile n’avait pas une voix mécanique comme les habituels appareils qui ont la faculté de communiquer. Il avait comme une personnalité, une voix humaine semblable la mienne. Si je ne le voyais pas faire, j’aurais tout de suite cru, dit et affirmé en jurant sur n’importe quoi que mon deuxième interlocuteur était aussi humain que moi, même plus humain que le jeune homme qui ressemblerait plus à un mur de glace vivant.
- Ricky, ne parles pas à n’importe qui, exigea son propriétaire.
Ricky était le prénom de son appareil. Je sus aussitôt que le jeune homme ne se séparait jamais de lui et qu’il le gardait toujours sur lui. Il lui avait été offert par ses cousins et ses plus proches amis pour son dixième anniversaire. Je détournai de nouveau mon regard de lui. Il me suffisait de le regarder en pensant à quelque chose pour avoir les réponses à mes questions. Je n’aimais pas ça. J’avais l’impression de me plonger dans un univers obscur et je n’étais pas sûre de pouvoir nager dans ces eaux sombres.
- Je ne le répéterais pas la paysanne, je ne t’ai jamais autorisé à me tutoyer ! Adresse-toi à moi avec le respect que tu me dois si tu veux rester en vie !
- Donne-moi les clés ! Je veux m’en aller, braillai-je agacée par autant d’hostilité.
Je n’avais jamais supportées les personnes aux mauvais caractères mais il semblait être le pire de tous. Je refusai de passer une seconde de plus dans la même pièce que lui. Je préférai m’en aller et ce même si je ne savais ni où j’étais ni où j’irais. Je serais les poings alors que je bouillais de colère. Je lui informai qu’il ne me connaissait pas et qu’en occurrence, il n’avait nullement le droit de me donner des ordres ou de me séquestrer. Après tout, je n’étais pas sa prisonnière. Il semblait me haïr et je n’avais aucune sympathie pour cet être au cœur de pierre qui avait décidé de m’ignorer.
Je m’apprêtais à hausser le ton afin de lui montrer que je n’avais pas peur de lui lorsque je le vis sortir un revolver foncé avec une crosse en ivoire et le dissimuler à l'intérieur de sa veste. Mon corps se raidit et je frissonnai malgré la parfaite température de la pièce. Il passa la main droite dans ses cheveux bruns avant de se diriger droit sur moi. Je reculai de nouveau alors qu’il s’arrêtait. Son regard se baissa vers mon cou où se trouvait un collier en or que je porte depuis toute petite. Il avança sa main et effleura le médaillon qui était un cœur enchainé.
- Suis-moi en silence !
Son changement d’attitude m’intrigua : pourquoi il était devenu moins hostile ? Pourquoi voulait-il que je le suive après la manière dont il m’avait traité.
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